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Apprendre le dessin quand on pense ne pas avoir de talent

« Pendant longtemps, j’ai cru que le dessin n’était pas fait pour moi.

Je regardais des croquis, des peintures, des carnets d’artistes avec admiration… et une forme de résignation.

Eux avaient du talent. Pas moi. »


Si tu es ici, il est possible que tu aies déjà pensé la même chose.


Peut-être que tu aimes l’art depuis toujours.

Peut-être que tu dessinais enfant, puis que tu as tout arrêté.

Ou peut-être que tu n’as jamais vraiment osé commencer, convaincu que le dessin était réservé à une poignée de personnes “douées”.


Cet article est là pour parler de cette idée de « talent » sans la nier, mais en la regardant autrement.




Le mythe du talent

Quand on observe un bon dessinateur ou une bonne peinture, on ne voit qu’une chose : le résultat final.

Un dessin qui semble parfait, des traits justes, une composition équilibrée.


Ce que l’on ne voit pas :

  • les centaines de dessins ratés

  • les années de pratique silencieuse

  • les carnets remplis d’essais maladroits

  • les moments de découragement


Le mot talent sert souvent à expliquer ce que l’on ne comprend pas encore.


En réalité, ce que nous appelons talent est presque toujours une accumulation de pratique, d’observation et de patience — étalée sur le temps.




Ce que j’ai compris en dessinant

Quand j’ai commencé à dessiner sérieusement, je pensais qu’il fallait :

  • avoir une bonne main

  • trouver son style rapidement

  • réussir ses dessins


Très vite, j’ai compris autre chose.


Progresser en dessin ne consiste pas à faire de “beaux dessins”.

Cela consiste à apprendre à voir, à se tromper, à recommencer.


Les progrès ne sont pas spectaculaires.

Ils sont lents, parfois invisibles.

Et souvent, on ne les remarque qu’en regardant en arrière.




Ce qui fait réellement progresser

Avec le temps, certaines choses sont devenues claires.


1. Dessiner souvent, même peu

Dix minutes par jour valent mieux que deux heures une fois par mois.



2. Accepter de dessiner “mal”

Le dessin maladroit n’est pas un échec.

C’est une étape normale, nécessaire.



3. Observer avant de tracer

Regarder les formes, les proportions, les ombres… sans chercher à aller vite.



4. Comprendre les bases

Perspective, volumes, lumière : ce ne sont pas des règles rigides, mais des outils pour mieux s’exprimer.



5. Comparer avec soi-même, pas avec les autres

Comparer ses débuts à des artistes expérimentés est l’une des causes les plus fréquentes d’abandon.




Ce qui freine inutilement

À l’inverse, certaines attentes ralentissent énormément l’apprentissage :

  • attendre l’inspiration

  • chercher le “bon” matériel

  • vouloir un style immédiatement

  • penser que l’on est “en retard”


Le dessin n’est pas une course.

C’est un chemin.




À qui s’adresse ce blog

Il s’adresse à celles et ceux :

  • qui aiment l’art mais doutent d’eux-mêmes

  • qui dessinent en silence, sans trop oser montrer

  • qui veulent comprendre, progresser, prendre leur temps

  • qui cherchent autant du sens que de la technique.


Ici, nous parlerons de dessin, de peinture, de couleurs, de formes.

Mais aussi de lenteur, de regard, de doutes, et de plaisir simple à créer (tel que l’art thérapie).




Pour commencer, simplement

Si tu penses ne pas avoir de talent, tu n’es pas en retard.

Tu es exactement là où commencent la plupart des artistes.


Le reste se construit à ton rythme.




Dans les prochains articles, je parlerai des bases du dessin, de peinture, d’exercices simples, mais aussi du processus créatif et de ce que l’on traverse intérieurement lorsque l’on crée.

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